Économie de Tanger
mercredi 8 octobre 2008| Deuxième pôle économique marocain après Casablanca, l'activité industrielle de Tanger est diversifiée : industries textiles, chimiques, mécaniques, métallurgiques et navales. La ville dispose actuellement de quatre zones industrielles dont deux ont un statut de zone franche (la Tanger FreeZone et la Zone franche portuaire). |
L’infrastructure de la ville du détroit est importante : un port gérant les flux de marchandises et de voyageurs (plus d’un million de voyageurs par an) intégrant un port de plaisance et un port de pêche.
Le chemin de fer relie la ville à Rabat, Casablanca et Marrakech au sud ainsi qu’à Fès et Oujda à l’est.
L’autoroute, opérationnelle depuis 2005, relie Tanger à Rabat et au reste des grandes villes marocaines. L’Aéroport international de Tanger - Ibn Batouta est situé à Boukhalef, à 15 km au sud-ouest du centre de la ville, sa capacité vient d'être augmentée à 1,5 millions de passagers par an. Des lignes de ferrys régulières relient Tanger à Algeciras, Tarifa, Barcelone (Espagne), Sète, Port-Vendres (France) et Gênes (Italie).
Station balnéaire importante, Tanger dispose d’infrastructures hôtelières et touristiques variées, d'une vaste plage sur plus de 7 km, et d’une médina (ville ancienne) où se développe un commerce artisanal (maroquinerie, articles en bois et en argent, vêtements traditionnels et chaussures…).
La ville est également en passe de devenir une plaque tournante du trafic maritime commercial avec l'ouverture du port Tanger Med qui a pour vocation de faciliter le commerce maritime.
Les années 2007-2008 seront particulières pour la ville du détroit à cause de l’achèvement des grands projets en construction, en l’occurrence le deuxième port Tanger Méditerranée et ses zones industrielles, un Stade Ibn Batouta de 45 000 places, un centre d’affaires, des installations touristiques, l’aménagement du centre ville ainsi que la construction de nouvelles lignes autoroutières et ferroviaires.
Le tunnel sous la Méditerranée entre l'Espagne et Tanger est a l'étude de faisabilité avec la coopération des ingénieurs suisse, marocains et espagnol. Mais le projet colossale qui nécessite des travaux menés par les deux sociétés publiques, la société nationale des études du Détroit (SNED) et l'espagnole SECEGSA, ont conclu à la faisabilité d'un tunnel d'une quarantaine de km reliant Tarifa en Espagne à la région de Malabata près de Tanger. Un tronçon de 28 km sera construit sous l'eau et le reste sous terre des deux côtés du Détroit.
Une fois résolus les principaux obstacles techniques, le projet entre dans sa seconde phase de détermination des sources de financement de cette œuvre. Le budget initialement prévu pour la construction de ce tunnel oscille entre 4 et 5 milliards d'euros que devraient assumer l'Union européenne, l'Espagne et le Maroc et probablement des organismes privés. Ce qui ont fait du tunnel sous marin l'un des plus long et des plus couteux au monde.
Le gouvernement espagnol prévoit l'exécution de l'appel d'offres relatif à la liaison fixe du Détroit en 2006-2007 et la rédaction définitive du projet en 2008 pour que le projet soit fin prêt avant 2020.
L’agriculture dans la région de Tanger est tertiaire et principalement céréalière.